COVID19 : communiqué de presse de PROFEDIM

Publié le 18 mars 2020

La pandémie de Coronavirus qui touche actuellement l’ensemble du pays bouscule en profondeur le secteur culturel et l’ensemble de ses métiers.

PROFEDIM souhaite signifier son profond soutien à tous ses membres, mais aussi à l’ensemble des acteurs de nos domaines d’activité :  auteurs.trices, compositeurs.trices, interprètes, salarié.e.s permanent.e.s, indépendant.e.s, prestataires, etc.

Secteur public, comme secteur privé, en dépit des spécificités de nos fonctionnements, nous sommes tous durement touchés.  Un soutien conséquent et universel doit se mettre en place dans les plus brefs délais pour que chacun puisse honorer comme il se doit – et en dépit de la notion de cas de force majeure – ses engagements.

Il est urgent que nous montrions à tous notre capacité à la solidarité et à l’unité.

Nous souhaitons que tous les contrats de travail, toutes les commandes, dès lors qu’il existe une promesse ferme en ce sens, soient honorés. Il en va du maintien de l’activité de tous les acteurs de la filière, des droits pour les auteurs, artistes, techniciens. C’est aussi une condition essentielle pour qu’un redémarrage rapide de nos activités puisse se réaliser sereinement. Pour cela il nous faut des moyens à la hauteur des enjeux, des procédures claires, justes, et un cadre juridique idoine, car nos structures sont extrêmement fragiles.

A ce jour, chacun a géré dans l’urgence l’annulation des différents évènements artistiques et culturels programmés, en essayant d’informer de la façon la plus rapide et efficace les différents acteurs concernés, des équipes artistiques aux publics, des intervenants en milieu scolaire aux enseignants et élèves, etc.

La situation floue dans laquelle nous sommes aujourd’hui nous immobilise. Elle ne peut durer plus longtemps : après les annonces présidentielles et ministérielles, une méthode d’indemnisation qui prenne en compte l’ensemble de la chaîne culturelle doit être définie au plus vite. Aucune structure, aucun métier ne doit rester sur le bord du chemin.

PROFEDIM travaille d’ores et déjà avec le ministère de la Culture et du Travail sur ce sujet mais nous demandons instamment une accélération du tempo et des décisions.

C’est le souhait formulé par tous nos adhérents. C’est donc notre demande la plus pressante.

18 mars 2020